ONU: la situation humanitaire en Éthiopie une nouvelle fois à l’agenda du Conseil de sécurité

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La région du Tigré en Éthiopie est toujours fermée aux journalistes et à la circulation des humanitaires, alors que les révélations sur les horreurs commises au cours des combats se multiplient. Même s'il continue de faire la sourde oreille aux réclamations internationales, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed subit une pression diplomatique grandissante.

Cela fait trois mois que le conflit a démarré dans le Tigré, en Éthiopie, et la situation dans la province était à l'agenda du Conseil de sécurité de l'ONU ce mercredi, pour la troisième fois depuis le début des opérations militaires.

Il était convenu que cette nouvelle discussion à huis-clos ne débouche sur aucune résolution, aucune déclaration publique. Les pays africains estiment que ce serait contre-productif. Mais le directeur de l'agence humanitaire de l'ONU en personne, Mark Lowcock, a voulu alerter les pays membres sur la détérioration de la situation. Des sources diplomatiques ont donc fait savoir qu'au moins un sujet avait recueilli l'unanimité : le besoin d'allègement des souffrances des populations démunies.

Une demande forte, réitérée d'ailleurs par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le matin même. « Ce dont nous avons besoin, a insisté son porte-parole Stéphane Dujarric, c'est de pouvoir simplement y entrer de manière libre sans avoir à négocier pour chaque camion, pour chaque paquet. »

Abiy Ahmed ne va pas pouvoir freiner ces efforts bien longtemps. Ce mercredi, il a d'ailleurs reçu des appels de la chancelière allemande Angela Merkel, puis du président français Emmanuel Macron, au cours desquels la question a été abordée. Et dans les jours qui viennent, l'envoyé spécial de l'Union européenne se rendra à Addis-Abeba avec cette même exigence, tandis que l'Union africaine tiendra un sommet virtuel, où le sujet devrait également être évoqué.