ONU: pour la première fois, les Etats appliquant leur droit de veto sommés de s'expliquer

La nouvelle mesure, créée le 26 avril dernier par une décision de l’assemblée générale, exige que les cinq membres permanents s’expliquent devant tous les pays à chaque fois qu’ils bloqueront un projet de résolution au Conseil. Premier cas pratique avec la Chine et la Russie qui étaient à la tribune hier mercredi 8 juin, alors qu’elles ont bloqué la résolution américaine réclamant plus de sanctions contre la Corée du Nord après les nouveaux tirs de missile il y a deux semaines.

Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

Sur le papier, l’idée est de mettre la pression aux cinq superpuissances de l’ONU, pour qu’elles utilisent moins leur veto. La Chine et Russie n’y étaient pas contraintes, mais se sont tout de même pliées à l’exercice - un bon signe. En pratique, cela ressemble à première vue à un énième long débat à l’ONU. Mais en y regardant de plus près, cette mesure permet aux 178 pays qui ne siègent pas au Conseil de sécurité d’être remis dans la boucle des sujets Paix et Sécurité - ce qui était impossible sans convocation de session spéciale avant.

De fait, la communauté internationale peut faire entendre son avis : hier, on pouvait entendre qu’un monde sans armes nucléaires était un espoir universel. Les membres de la communauté internationale peuvent aussi mieux saisir les coulisses d’une négociation qui a échoué au Conseil : Pékin et Moscou ont justifié leur obstruction en réaction à la position trop sévère à leur goût de Washington - une position qui attiserait les tensions dans la péninsule coréenne.

(et avec AFP)


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