Une ONG dénonce le «vrai visage» de la viande de cheval

Blaquière, Jean
En Argentine et en Uruguay, les chevaux surnommés «Tacho» (signifiant «déchets»), jugés inutiles pour les courses, passent des semaines dans des centres avant d’être abattus. Laissés sans soins, ils souffrent de maigreur extrême. / TSB / AWF

L’association Welfarm tire la sonnette d’alarme sur les conditions de vie déplorables des chevaux abattus au Canada et en Amérique du Sud pour être consommés en Europe. L’ONG publie ce mercredi une enquête accablante.

La vidéo ne laisse place à aucun doute et dénonce la maltraitance animale dans les élevages chevalins d’Amérique. En plus de huit minutes, l’ONG Welfarm spécialisée dans le bien-être animal enchaîne des séquences à en avoir la nausée. Des poulains morts abandonnés dans la neige, des chevaux squelettiques et d’autres obèses...

 

 

La vidéo, intégrée dans un rapport d’enquête de l’association publié ce mercredi commence par un constat: 4300 tonnes de viande chevaline ont été importées en 2018 depuis le continent américain. En effet, malgré le scandale de la viande de cheval dans les lasagnes au bœuf qui a conduit à une forte baisse de consommation de viande rouge en France, la filière chevaline fait toujours des adeptes en France. Depuis les années soixante-dix, la consommation de viande de cheval a été divisée par cinq, les Français en mangeant en moyenne 300 grammes par an. Il reste actuellement boucheries chevalines en France.

Les Français consomment peu de leurs propres chevaux, les millions de chevaux de l’Hexagone étant pour la plupart eux-mêmes exportés en Italie, en Belgique ou en Suisse. Pour répondre à la demande, l’ONG affirme, étude à l’appui, que la France importe 77% de sa viande depuis le Canada, l’Uruguay et l’Argentine, chiffre auquel il convient de rajouter «2000 tonnes de viande venant de Belgique, plaque tournante de ce commerce en Europe», précise l’étude.

Six mois sous un froid glacial

Si les poulains meurent sous la neige canadienne, c’est parce que les chevaux de tout le continent américain destinés à l’export en Europe doivent rester six mois en quarantaine dans le plus grand abattoir du Canada, Bouvry-Export, près de Calagary, dans des (...)

Lire la suite sur Figaro.fr

Ce contenu peut également vous intéresser :