Une ONG dénonce des recrutements forcés en Tchétchénie pour la guerre en Ukraine

Alors que l’invasion russe en Ukraine va entrer dans son sixième mois à la fin de la semaine, l’armée russe fait face à un besoin croissant de troupes. En Tchétchénie, pour remplir les objectifs du Kremlin, les autorités ont recours à des méthodes contestables, selon des défenseurs des droits de l’homme.

Bien que dissoute par les autorités russes, il y a quatre mois, Mémorial a conservé de nombreux contacts en Tchétchénie. Depuis plusieurs semaines, l'ONG reçoit des informations selon lesquelles les services de sécurité y enlèvent des hommes et les forcent à s'engager à rejoindre les rangs des volontaires pour se battre en Ukraine.

Alexandre Tcherkassov est le président du conseil d'administration du Centre des droits humains Mémorial : « Les policiers tchétchènes arrêtent les gens qui auparavant figuraient dans quelques dossiers et ils leur proposent : "Tu peux écrire que tu veux devenir volontaire ou tu peux payer, ou tu peux aller en prison". »

Selon les informations recueillies par Mémorial, les rançons vont de 250 à 500 000 roubles, soit 4 400 à 8 800 euros. Les 85 régions ou entités de la Fédération de Russie, dont fait partie la Tchétchénie, ont reçu pour objectif de former des bataillons d'environ 400 hommes âgés de 18 à 60 ans. Un objectif que le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov prend visiblement très à cœur.

« Dans chaque région, on organise un bataillon de volontaires. En Tchétchénie, on va organiser quatre bataillons de volontaires. Ramzan Kadyrov montre souvent qu'il est le premier participant de cette guerre, dans tous les aspects », affirme Alexandre Tcherkassov.


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