OMC: Washington ne soutient pas la candidature de Ngozi Okonjo-Iweala

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La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala a été proposée, mercredi, pour diriger l’Organisation mondiale du Commerce par les présidents des trois principaux organes qui supervisent la nomination du prochain chef de l’institution. Une proposition issue des consultations avec les membres de l’OMC ayant conduit à la conclusion que Ngozi Okonjo-Iweala était la candidate ayant le plus de chance de faire consensus. Mais Washington a fait part de son désaccord ; il lui préfère la Sud-Coréenne Yoo Myung-hee.

Ancienne ministre des Affaires étrangères et des Finances du Nigéria, mais aussi ancien numéro deux de la Banque mondiale, Ngozi Okonjo-Iweala, 66 ans pourrait devenir la première femme et la première Africaine à la tête de l’Organisation mondiale du commerce.

Elle a bien failli l’être, ce mercredi 28 octobre, mais faute de consensus, la candidate nigériane doit encore patienter. Une nouvelle réunion doit avoir lieu le 9 novembre prochain, soit après la date de l’élection présidentielle américaine, pour prendre une décision finale.

Selon le porte parole de l’OMC, 27 délégations ont pris la parole lors de la réunion informelle et « tous ont exprimé un soutien très fort au processus et au résultat, sauf un » : outre la Commission européenne et l’ensemble des pays de l’Union européenne, 79 pays membres avaient appuyé la candidature de la Nigériane.

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Mais les Etats-Unis ont eux apporté leur soutien à la Sud-Coréenne Yoo Myung-hee. Depuis Washington, les services du représentant américain au Commerce (USTR) ont souligné que la candidate sud-coréenne a « toutes les compétences requises pour diriger de manière efficace l'organisation ».

La candidate qui l’emportera succédera au Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté l’OMC prématurément fin août, départ expliqué par des raisons familiales. Il avait laissé l’institution en crise en plein marasme économique mondial.

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