"Omar m'a tuer" : 30 ans après, Omar Raddad se bat pour faire réviser sa condamnation

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Grâce aux progrès vertigineux de la preuve ADN, Omar Raddad, jardinier marocain condamné pour le meurtre de Ghislaine Marchal en 1991 à Mougins, a retrouvé l'espoir d'obtenir une révision de son procès, après un premier refus cuisant de la justice en 2002. La défense du jardinier, désigné comme coupable par la fameuse inscription "Omar m'a tuer" tracée avec le sang de la victime, va déposer jeudi une requête en révision de sa condamnation.

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Ce recours, rarement couronné de succès en matière criminelle, s'appuie sur un nouveau rapport analysant une découverte majeure de 2015 : quatre empreintes génétiques correspondant à quatre hommes non-identifiés - deux ADN parfaitement exploitables et deux autres partiellement - avaient été trouvées sur deux portes et un chevron de la scène du crime. Sur ces deux portes avait été écrit "Omar m'a tuer" (sic) et "Omar m'a t".

Un meurtrier cherchant un bouc émissaire ? 

Dans ce rapport rendu en 2019, l'expert Laurent Breniaux, relevant 35 traces de cet ADN dans l'inscription "Omar m'a t", concluait en faveur de l'hypothèse d'un dépôt de ces empreintes au moment des faits, et non d'une "pollution" ultérieure, notamment par les enquêteurs.

En d'autre termes, selon la défense d'Omar Raddad, il est plausible que ces traces génétiques aient été déposées par l'auteur de l'inscription. Celle-ci n'aurait donc pas été écrite par Mme Marchal agonisante mais par un homme, potentiellement le meurtr...


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