Olivier Véran estime qu’un refus du Conseil d’État d’expulser Hassan Iquioussen serait un « mauvais signal »

© Jacques Witt/SIPA

Sur le plateau de BFMTV, ce dimanche, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, s’est exprimé sur le cas de l’imam Hassan Iquioussen, dont la demande d’expulsion avait été faite par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin , en juillet dernier. L’arrêté d’expulsion évoquait notamment l’encouragement « au séparatisme » et le « mépris de certaines valeurs républicaines telles que la laïcité et le fonctionnement démocratique de la société française ».

Une décision retoquée par le tribunal administratif de Paris. Alors que le Conseil d’État doit bientôt se prononcer sur la requête du ministère de l’Intérieur qui veut faire annuler la suspension de la demande d’expulsion de l'imam, Olivier Véran a indiqué que si Hassan Iquioussen n’était pas expulsé, « ce serait un très mauvais signal », ajoutant qu'il fallait se montrer « absolument sans concession avec les radicalisés ».

Un discours contraire aux valeurs de la République

Olivier Véran, qui a reconnu ne pas avoir « à juger et à commenter, encore moins par anticipation, une décision de justice », a estimé que « les Français ne comprendraient pas qu’un imam qui tient des propos radicalisés d’une extrême noirceur, avec une capacité de nuisance, et qui déteste autant la République, conserve sa place dans la République ». Il a poursuivi en déclarant que ça devait être à « la République elle-même, par la voix du Conseil d’État » de le dire.

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