Olivier Véran au JDD : "On pourra peut-être éviter la nouvelle vague"

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Comment expliquez-vous ce non-reconfinement? Pourquoi cette surprise du chef? 
Nous devons analyser deux phénomènes de manière indépendante. D'un côté, il y a l'épidémie de Covid-19 que nous connaissons bien. Les outils mis en place pour empêcher la recrudescence de la vague épidémique – comme le couvre-feu dont j'ai toujours défendu l'utilité – produisent des résultats. D'un autre côté, des pays voisins sont confrontés, à cause de l'arrivée de variants, notamment le variant anglais, à des rebonds parfois très intenses, alors que chez nous, même si le virus circule à niveau élevé et même si les entrées en réanimation dépassent les sorties, nous ne sommes pas dans une hausse exponentielle (+ 4 % en une semaine). Aussi, nous voulons rendre le couvre-feu encore plus efficace dans la durée, grâce à des mesures supplémentaires : fermeture des frontières et des grands magasins, multiplication des contrôles, renforcement du télétravail.

Cette décision ressemble à un virage à 180 degrés. De nouvelles études vous ont conduits à changer d'avis?
Lorsque la décision a été prise vendredi en conseil de défense, l'incidence, c'est-à-dire le nombre de nouveaux cas quotidiens, avait peu augmenté depuis quatre jours. C'est encore le cas aujourd'hui. Et les traces de virus dans les eaux usées, signal indirect, baissent en Île-de-France. Plusieurs semaines après sa généralisation, ça peut signifier que l'effet maximal du couvre-feu se fait sentir. Vendredi, j'ai aussi reçu les premiers résult...


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