Olivier Faure (encore) déclaré vainqueur, Nicolas Mayer-Rossignol conteste (encore)

Olivier Faure lors des vœux à la presse ce lundi 16 janvier 2023 au siège du PS à Ivry-sur-Seine.
CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP Olivier Faure lors des vœux à la presse ce lundi 16 janvier 2023 au siège du PS à Ivry-sur-Seine.

POLITIQUE - Dans le monde parallèle du Parti socialiste, il faut 72 heures pour dépouiller 23 527 votes. Et même au terme de cet examen, personne n’est d’accord. Ce dimanche 22 janvier, la direction a confirmé (encore) la victoire d’Olivier Faure face à Nicolas Meyer-Rossignol à la tête de la formation à la rose, à la suite de la commission de récolement censée départager les deux adversaires.

Plus précisément, le score a été arrêté « à la suite du refus de passer au vote » des représentants du maire du Rouen. Ce faisant, le député du Val-de-Marne a obtenu 12 020 voix (soit 51.09%) et son challenger 11 507 (48.91%). La fin d’une crise qui rappelle les pires heures du Parti socialiste. Pas vraiment.

Quelques minutes avant la diffusion des résultats, Nicolas Meyer-Rossignol avait pris les devants, affirmant dans un communiqué que la direction fauriste a prposé d’arrêter la commission de récolement « en échange d’un marchandage global d’un résultat donnant arbitrairement la majorité à Olivier Faure ».

Mayer-Rossignol dénonce un « passage en force »

Une manœuvre jugée « inacceptable » par le camp du maire de Rouen, qui propose de reprendre la dissection des votes des militants socialistes lundi 23 janvier. « Par respect pour notre parti et son histoire, par respect pour les militants, nous appelons à la raison ceux qui imaginent qu’une solution de passage en force est envisageable », poursuit ce communiqué.

Du côté de l’actuelle direction, on nie tout arrangement en jurant de faire preuve de transparence. Corinne Narassiguin, présidente de la commission de récolement, se dit « à disposition de l’ensemble des journalistes pour présenter tous les éléments en open data, au siège du Parti socialiste ». Le spectacle d’une guerre autant fratricide que picrocholine paraît loin d’être terminé à Ivry-sur-Seine.

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