Olivier Falorni : « Olivier Faure, c’est un peu le Georges Marchais de 2022 »

Olivier Falorni, en avril 2019 à l'Assemblée nationale. Il est alors membre du groupe Territoires et Libertés.  - Credit:ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Olivier Falorni, en avril 2019 à l'Assemblée nationale. Il est alors membre du groupe Territoires et Libertés. - Credit:ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Son titre de gloire est d'avoir battu, sèchement, Ségolène Royal en 2012. Les projecteurs s'étaient alors braqués sur Olivier Falorni par la grâce d'un tweet cinglant de Valérie Trierweiler, à l'époque compagne de François Hollande, en pleine campagne pour les élections législatives : « Courage à Olivier Falorni qui n'a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d'années dans un engagement désintéressé. » Depuis, l'ancien patron du PS de Charente-Maritime, exclu du parti en 2012, a renoué avec la discrétion. Il a toutefois été réélu en 2017 puis en 2022, haut la main (66 %) et seul contre presque tous : en juin, il a affronté deux listes concurrentes, l'une du parti macroniste, l'autre de la Nupes… « Ça rend libre ! » s'amuse Olivier Falorni. De cette liberté, il compte user. L'ami de François Hollande tente de constituer à l'Assemblée nationale, d'ici l'automne, un groupe de centre gauche, avec d'autres députés hostiles à la Nupes, comme les socialistes David Habib ou Laurent Panifous. Falorni est persuadé que la social-démocratie, malgré les coups de boutoir de Jean-Luc Mélenchon, a encore un avenir. Il s'en explique.

Le Point : Il y a quelques jours, vous espériez constituer un groupe de centre gauche. Cette ambition a échoué. Le centre gauche parlementaire n'a donc plus sa place à l'Assemblée nationale ?

Olivier Falorni : Nous avons toujours l'objectif de créer un groupe clairement identifié au centre gauche, constitué de députés élus s [...] Lire la suite

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