Oleksandr Syrsky, artisan discret de l’offensive éclair de l’armée ukrainienne dans l’Est

PHOTO UKRAINIAN ARMED FORCES / via REUTERS

“Aujourd’hui, nous sommes témoins d’une opération extraordinaire des forces ukrainiennes, où l’ennemi perd un à un des territoires précédemment saisis. Cependant, les auteurs de ces opérations militaires, sans exagération, uniques en leur genre, restent souvent dans l’ombre. Ils sont réticents à parler à la presse, aussi restent-ils généralement dans l’ombre de leurs succès”, s’enthousiasme le politologue Aleksey Goloboutskyï, sur son profil Facebook. Il salue, comme tant d’autres commentateurs dans le pays, l’offensive réussie de l’armée ukrainienne qui a réussi à reprendre en quelques jours une vingtaine de localités dans l’est du pays.

Mais, dans le cas présent “le pays mérite de connaître ses héros”, poursuit Aleksey Goloboutskyï en livrant le nom de celui qu’il appelle “l’artisan discret” de cette offensive éclair, à savoir le général Oleksandr Syrsky, une information confirmée par d’autres sources ukrainiennes.

Convaincre un état-major sceptique

Né en 1965, cet officier commande aujourd’hui l’armée de terre ukrainienne après avoir gravi, toujours avec brio, tous les échelons militaires. Commandant de la 72e brigade motorisée, c’est lui qui a assuré la sécurité des troupes ukrainiennes qui ont battu en retraite à Debaltseve, lors de la première guerre du Donbass, en 2015. Selon les médias ukrainiens, c’est aussi lui qui a été chargé de la défense de Kiev après l’invasion russe de cette année. “L’assaut a été repoussé grâce à deux solides lignes de défense autour de la ville, rappelle le site d’information Obozrevatel, et une quantité sans précédent d’équipements militaires et d’effectifs ennemis a été détruite à cette occasion.”

Déjà, à l’époque, le général Syrsky affirmait que la bataille de Kiev avait changé le cours de la guerre, que l’ennemi avait imaginé “rapide et facile”. “Ils voulaient prendre Kiev, et plus précisément le siège du gouvernement et d’autres institutions de l’État. Leur déroute les a obligés à changer de plans. Désormais, nous devons tenir, puis vaincre”, avait-il dit à l’époque à la presse.

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