Olaf Scholz valide la livraison des chars Leopard à l'Ukraine mais tient à "empêcher une escalade"

Le chancelier allemand Olaf Scholz devant le Bundestag le 25 janvier 2023.  - Tobias Schwarz
Le chancelier allemand Olaf Scholz devant le Bundestag le 25 janvier 2023. - Tobias Schwarz

L'Allemagne fait le "nécessaire" pour soutenir l'Ukraine en autorisant la livraison de chars Leopard mais veut empêcher une "escalade" dans le conflit qui déboucherait sur une guerre entre la Russie et l'Otan, a déclaré mercredi le chancelier allemand Olaf Scholz.

"Nous faisons ce qui est nécessaire et possible pour soutenir l'Ukraine mais nous empêchons en même temps une escalade de la guerre, vers une guerre entre la Russie et l'Otan", a affirmé le chef du gouvernement allemand devant le Bundestag.

Le ton très prudent du chancelier

Le ton du chancelier, qui s'exprimait juste après avoir annoncé que Berlin acceptait la fourniture à l'Ukraine de chars lourds de fabrication allemande, était particulièrement prudent. Olaf Scholz a rappelé à plusieurs reprises le besoin de mesure et de réflexion dans la gradation du soutien militaire apporté à Kiev.

"Il est juste et intentionnel que nous ayons progressé petit à petit et nous continuerons à suivre ce principe à l'avenir", a-t-il insisté. "C'est le seul principe qui garantit la sécurité de l'Europe et de l'Allemagne dans une affaire aussi dangereuse", a-t-il poursuivi.

Ces derniers jours, la pression s'était accrue sur Olaf Scholz pour qu'il donne son feu vert à la livraison de Leopard, aussi bien en Allemagne, de la part des Verts et des Libéraux, partenaires au sein de la coalition gouvernementale, et de l'opposition conservatrice, qu'internationalement, de la part d'alliés occidentaux de l'Ukraine.

Pas question d'intervenir

Devant la chambre basse du parlement, le chancelier a bien précisé que, pour éviter une escalade avec la Russie, il n'était pas question d'intervenir dans les airs et au sol en Ukraine, une position partagée par les Etats-Unis.

"Lorsqu'il a été question de zones d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine, j'ai entendu le président américain dire que nous ne le ferions pas, que cette position n'avait pas changé et ne changerait pas, et que nous n'enverrions en aucun cas des troupes au sol", a déclaré Olaf Scholz.

Article original publié sur BFMTV.com