Olaf Scholz sous une pression croissante pour autoriser la livraison de chars

Les alliés de l'Allemagne ont intensifié mardi la pression sur le chancelier Olaf Scholz pour qu'il autorise la livraison de chars Leopard de fabrication allemande à l'Ukraine en vue d'un déploiement contre l'invasion de la Russie, avant une réunion cruciale des ministres de la défense vendredi.

Berlin a jusqu'à présent résisté à l'idée de fournir les chars modernes ou d'autoriser les partenaires qui en disposent à le faire, affirmant que les chars occidentaux ne devraient être fournis à l'Ukraine que s'il existe un accord entre les principaux alliés de Kiev, notamment les États-Unis.

Olaf Scholz a déclaré ce mercredi au Forum Economique Mondial de Davos que son pays continuerait à fournir une aide militaire à l'Ukraine. Mais alors que plusieurs pays européens s'apprêtent à envoyer ensemble des chards lourds à Kyiv, le chancelier allemand n'a toujours pas confirmé la participation de la République fédérale, et préfère dévier le sujet: "la guerre d'agression de la Russie doit échouer. C'est pourquoi nous fournissons en permanence à l'Ukraine de grandes quantités d'armes, en étroite concertation avec nos partenaires. Cela inclut les systèmes de défense aérienne, comme IRIS-T ou Patriot, l'artillerie et les véhicules blindés de combat d'infanterie. Cela marque un tournant profond dans la politique étrangère et de sécurité de l'Allemagne."

Les chars de combat Leopard 2- le cheval de bataille des armées européennes - sont largement considérés comme le seul choix plausible pour fournir à l'Ukraine la force de chars à grande échelle dont elle a besoin. Mais ils ne peuvent être livrés sans l'approbation allemande de réexportation, jusqu'à présent refusée.

La Grande-Bretagne a déjà annoncé qu'elle enverrait 14 chars Challenger. L'Allemagne a quant à elle accepté de mettre à la disposition de Kyiv 40 véhicules de combat Marder.

Olaf Scholz devrait faire une annonce définitive sur la question lors de la réunion des alliés en Allemagne vendredi.