«Okja» truie of life

Libération.fr

«Green». La polémique Netflix cachait un grand film anticapitaliste et pro-vegan. Un conte féroce et spectaculaire habité d’une adorable chimère de type super-cochonne.

D’abord, mesurer le privilège immense d’avoir eu vendredi matin à 8 h 30 sa place dans le grand auditorium Lumière du Palais des festivals à Cannes. Outre la primeur mondiale du film dévoilé, un grand film comme on rêverait que tout festival en ait à offrir à chaque séance, ses spectateurs français pouvaient s’y sentir non seulement les premiers, mais aussi les (quasi) derniers. On l’a déjà abondamment commenté : production de la plateforme de SVOD Netflix, le film présenté, le formidable Okja, ne sortira pas en salles en France, tout comme dans la majorité des pays du monde - et c’est pourquoi, à titre de protestation contre sa sélection en compétition officielle, des syndicats d’exploitants ont frappé la projection de boycott (lire ci-contre).

Or, si l’on pouvait postuler que son auteur, le Coréen Bong Joon-ho (connu et reconnu pour Memories of Murder, The Host, Snowpiercer…), aurait dès lors forgé ses plans en adéquation à un petit écran voué à rester sa principale destination, il apparaît n’en être rien : pour en prendre l’ample mesure et recevoir ses oscillations d’allures grandioses, l’agilité de son découpage dans l’embardée, la luxuriance de ses plans larges en scope, on ne trouvera jamais surface plus propice que la toile de nacre d’un écran de cinéma face auquel se fondre dans les vibrations d’une foule. Ce n’est pas là si étonnant quand on sait que Bong avait obtenu de ses producteurs (Netflix, donc, et Plan B, la très finaude société de Brad Pitt) l’engagement que le film mènerait aussi une vie en salles, ne serait-ce qu’en Corée du Sud et au Royaume-Uni (et ce sera le cas, ainsi qu’aux Etats-Unis). Avant de parapher un contrat qui lui valait quelque 50 millions (près de 44 millions d’euros) de dollars de budget et, vante-t-il, la plus complète liberté d’exécution. Or c’est précisément là (...)

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