Oise : désormais, on vaccine contre la grippe en pharmacie

Julien Barbare
Creil, ce mercredi. Driss Haffane, propriétaire de la pharmacie de la Cavée, a vacciné une quinzaine de personnes en moins de deux jours

Alors que la campagne de vaccination contre la grippe a débuté samedi, la région teste cette année les inoculations en pharmacie. Environ la moitié des officines du département a obtenu l’agrément.


C’est encore une maladie mortelle. La grippe a tué 13 000 personnes, l’an passé, dans l’hexagone. En Hauts-de-France, 318 personnes ont été admises en réanimation, une soixantaine est décédée. Samedi a débuté la campagne de protection, avec une nouveauté : la possibilité de se faire vacciner en pharmacie. Une expérimentation qui se déroule dans quatre régions, dont la nôtre, avant d’être généralisée l’an prochain. Dans l’Oise, la moitié des 228 officines a déjà demandé et obtenu l’agrément de l’Agence régionale de Santé (ARS).

C’est le cas de la pharmacie de la Cavée, à Creil. « La population a besoin d’être vaccinée et j’ai des contacts directs avec 200 à 250 clients par jour », souligne Driss Haffane, le responsable, qui conduit le patient dans une salle dédiée. Quelques minutes et une piqûre plus tard, l’affaire est réglée. Simple, efficace et gratuit, qui plus est, pour les personnes dites « fragiles »*. En deux jours, Driss a déjà vacciné une quinzaine de patients.



Faciliter la démarche, c’est l’objectif de l’ARS, pour « améliorer la couverture vaccinale antigrippale qui demeure insuffisante ». Lors de la dernière épidémie, en Hauts-de-France, seuls 47,8 % des personnes à risques étaient vaccinées, soit moins que l’année précédente (48, 6 %). « Si l’intervention des pharmaciens permet une meilleure diffusion du vaccin, c’est tant mieux », réagit un médecin Compiégnois.

Si tous ses confrères ne sont pas ravis, considérant que la vaccination est une prérogative du corps médical (médecins, infirmiers et sages-femmes), lui rappelle que « les pharmaciens sont des professionnels de santé ». Pour Stéphane, habitant du Valois, c’est une bonne chose. « Mon pharmacien, je le connais, j’ai confiance, assure-t-il. Chaque année je me dis que je vais aller chez le médecin, mais (...)

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