Oise : le bras de fer des locataires

Julien Barbare

Le collectif de locataires a réuni plus de 2000 signatures pour protester contre les remboursements réclamés par le principal bailleur social du département. Les bénévoles se disent prêts à aller en justice.


La pétition du Collectif des locataires de l’Opac de l’Oise trône sur la table de la salle de réunion de l’Espace du Puy-du-Roy, à Compiègne. Soit plus de 2000 signatures récoltées dans tout le département, fruit du travail du Collectif des locataires du bailleur social. En lutte depuis début novembre contre des remboursements demandés à 24 000 foyers, les bénévoles ont tenu ce samedi une nouvelle réunion publique.

« Il n’y a pas de dette, mais une erreur de leur part »

Après un rappel des faits - l’Opac a remboursé par erreur 3,7 M€ de charges en 2015 et 2016 et réclame aujourd’hui son dû - les bénévoles ont prodigué des conseils. « Moi, sans vraiment savoir, j’ai signé un plan d’apurement de ma dette », s’inquiète une femme. « Il n’y a pas de dette, mais une erreur de leur part, a martelé Amandine Masrour, l’une des fondatrices du collectif. Ce document n’est pas légal. »

Un homme se lève : « Moi, j’ai déjà payé une partie, je fais quoi ? » Là encore, la solution fuse : « Il faut demander à l’Opac une attestation concernant uniquement la somme versée pour le rattrapage des charges ! » Ainsi, si le collectif gagne son combat, « ils seront obligés de vous rembourser, ils ne pourront pas dire que c’était pour votre loyer », a rassuré Didier Gaston, l’un des piliers du collectif.


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Compiègne, le 13 janvier. Didier Gaston, Karine Langlois et Amandine Masrour (de gauche à droite), trois des fondateurs du collectif.LP/J.B.

Ce dernier, opposant au maire (LR) de Pont-Sainte-Maxence et président de l’Opac, Arnaud Dumontier, a tenu à clarifier sa position. « On a voulu faire croire que notre mouvement était politique, c’est faux, a-t-il assuré. Nous sommes un collectif citoyen. » Selon lui, la pétition sera envoyée au Ministère de la cohésion du territoire dans la (...)

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