"Oh non, pas encore !", les Parisiens face à un nouveau confinement

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"OH NON, PAS ENCORE !", LES PARISIENS FACE À UN NOUVEAU CONFINEMENT

PARIS (Reuters) - Camila Campodonico, étudiante argentine à Paris, espérait bien profiter du week-end à venir avec ses amis mais l'annonce jeudi d'un nouveau confinement dans la capitale a mis fin à ses projets.

"Hier, j'étais au travail et j'écoutais ça et j'ai dit : 'oh non ! encore une fois le confinement'. Je ne suis pas très contente", a déploré l'étudiante qui travaille actuellement pour une société de marketing.

Face à une "troisième" vague épidémique, le gouvernement a dû se résoudre à instaurer dès ce vendredi minuit et pour quatre semaines un confinement pour 16 départements, dont Paris, des territoires qui représentent une population de 21 millions de personnes.

Les activités en extérieur resteront autorisées à condition de présenter une attestation et dans un rayon de 10 kilomètres autour de son domicile, sans limite de durée.

En revanche, les déplacements entre les départements confinés et les autres régions seront interdits, sauf motifs professionnels ou impérieux.

Un grand nombre de Parisiens ont pris les devants et se sont précipités dans les gares de la capitale dès vendredi matin. A la Gare de l'Est, de longues files d'attente se succédaient aux guichets.

Valentino Armilli, 27 ans, prévoit de rendre visite ce week-end à ses parents à Thionville, en Moselle, un des départements les plus touchés par l'épidémie. Il s'est décidé jeudi soir, en raison du nouveau confinement.

"Mes parents ont eu le COVID il y a un mois et je ne les ai pas vus depuis. Ce week-end, c’est la dernière fois que je peux les voir avant un long moment", a-t-il à Reuters avant de prendre le train.

Certains, néanmoins, ont trouvé de quoi se réjouir. Si les commerces jugés "non essentiels" vont devoir fermer dans les départements concernés par le nouveau confinement, les coiffeurs pourront cette fois rester ouverts.

"C'est super, on est contents", s'est réjoui Marie Leroy, coiffeuse à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), près de Paris.

"Je pense que mentalement pour les gens c'est important d'être bien coiffés. Les gens sont un peu démoralisés, ils n'en peuvent plus", estime-t-elle.

"L'aspect physique est très important aujourd'hui, malgré le masque !".

(Yiming Woo, Elizabeth Pineau, avec Lucien Libert et Christian Lowe, Blandine Hénault pour la version française)