Une œuvre inspirée du Burning Man pour rendre hommage aux victimes du Covid-19

PHOTO CHARLES MCQUILLAN/GETTY IMAGE VIA AFP

Dans le monde de l’art, on le connaît comme le “constructeur de temples” de Burning Man, ce festival hybride qui rassemble chaque année des milliers d’adeptes dans le désert américain de Black Rock, dans le Nevada : de vastes structures de bois auxquelles les festivaliers mettent le feu après une semaine de festivités et d’expériences artistiques.

Aujourd’hui, c’est au Royaume-Uni que s’ancre provisoirement le sculpteur, le temps d’un hommage “aux victimes de la pandémie de Covid-19” à Bedworth, une petite ville du centre de l’Angleterre, explique le site de la BBC.

“Un chemin vers la paix”

Sanctuary, un temple en bois de 22 mètres de hauteur, doit être inauguré le samedi 21 mai dans un parc de la ville, le Miner’s Welfare Park. Et “il sera embrasé une semaine plus tard”.

Commandée par la société de production d’événements artistiques Artichoke, l’œuvre (qui a coûté 650 000 livres, soit environ 770 000 euros) pourra être visitée librement. Toutes les personnes qui le souhaitent pourront y déposer des lettres, des photos ou des objets qui leur rappellent des proches disparus. Elles pourront choisir de les récupérer avant l’embrasement de l’œuvre ou bien de les offrir au feu.

La structure ressemble à “un gigantesque et incroyable puzzle”, rapporte The Guardian, qui s’est entretenu avec Helen Marriage, la directrice de la structure. Reprenant de nombreux thèmes chers à David Best, tels que la mort, le deuil, mais aussi la renaissance et la résilience, le sanctuaire éphémère se veut, ainsi que le formule le quotidien britannique, un “chemin vers la paix”.

Fonction cathartique

Le site spécialisé Artnet évoque de son côté une “occasion spirituelle offerte aux habitants de faire leur deuil et d’exprimer leur chagrin”. Autrement dit, les organisateurs et l’artiste comptent sur cette œuvre publique pour offrir un exutoire aux endeuillés de la pandémie. Et ils sont nombreux : The Guardian rappelle que le Covid-19 a fait 177 000 morts au Royaume-Uni.

Y a-t-il également une démarche politique de la part de l’artiste ? David Best confie au journal avoir voulu relayer la colère d’une partie de la nation britannique : “Cette colère que je ressens moi-même, qui se ressent partout dans votre pays à l’égard de Boris Johnson [le Premier ministre britannique, critiqué pour sa gestion de la pandémie]. J’entends des gens dire : ‘Regardez ce qui s’est passé, vous avez abandonné les miens à la mort.’

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