Oeuf mayo, pâté en croûte ou camembert : les confréries culinaires se multiplient

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En 2021, l'esprit chevaleresque bouge encore. Après une bataille au long cours en territoire normand, les "vrais" camemberts au lait cru AOP l'ont emporté au tribunal contre les industriels du secteur, qui n'auront plus le droit d'inscrire la mention "fabriqué en Normandie" sur leurs produits. La guerre du camembert fermier fut longue mais belle, puisque les goûteuses croûtes fleuries ont été défendues avec panache par de vrais chevaliers : les membres de la très sérieuse confrérie du camembert. Tout en habit traditionnel et en bravoure, ils manient les armes des temps modernes : la loi et le verbe.

De nombreux autres produits du terroir peuvent compter sur des confédérés transis. Il existe à travers la France des milliers de chevaliers gastronomes prêts à en découdre pour sauvegarder les traditions culinaires du pays : brie de Meaux, cassoulet de ­Castelnaudary, tête de veau rochelaise ou du Périgord, cèpe du Médoc, melon de Cavaillon, escargot ariégeois, ficelle picarde, truffe du Périgord ou encore boudin catalan, dont les ardents défenseurs sont regroupés dans la Confrérie jubilatoire des taste-boutifarre du Conflent ! Sans compter les très anciennes et nombreuses congrégations viticoles, comme celle du Tastevin en Bourgogne.

Autrefois religieuses, les confréries sont réapparues dans une version laïque et gourmande au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en accompagnant le retour des plaisirs de la vie. À partir des années 1960, elles se sont emparées d'une autre mis...


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