Océans : ce que 180 scientifiques demandent à l’Europe

© Brian Inganga/AP/SIPA

EXCLUSIF. Dans un appel adressé à l’Union européenne, 180 scientifiques du monde entier demandent aux Vingt-sept d’interdire les méthodes de pêche destructrices et les activités industrielles dans les aires marines protégées. Un texte soutenu par l’association Bloom, dont la présidente Claire Nouvian explique les enjeux.

Depuis plusieurs semaines, le texte circule dans les instituts de recherches et académies scientifiques du monde entier. Cette « déclaration de soutien », révélée par le JDD, a été signée par 180 scientifiques avant d’être adressée à la Commission européenne. Les chercheurs demandent « l’interdiction de toutes les méthodes de pêche destructrices et des activités industrielles dans les aires marines protégées ».

Cette déclaration vise à pousser l’Union européenne à aller plus loin sur ce thème, avant la Conférence sur la diversité biologique organisée en décembre au Canada, soit l’équivalent d’une COP pour les sujets de biodiversité, et dont la tenue, initialement prévue en Chine, a été maintes fois repoussée par le Covid. Les Etats membres de l’ONU doivent s’y mettre d’accord sur le pourcentage de protection des océans : 30 d’aires marines protégées d’ici à 2030, dont 10% en protection forte.

Aires marines protégées (AMP), protection forte… ces termes ont été clairement définis par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ; mais ils font l’objet d’interprétation différente selon les Etats, certains y accordant des autorisations pour les activités industrielles ou la pêche au chalut.

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L’appel des scientifiques à l’UE intervient alors que la Commission doit présentée depuis le printemps dernier son « plan d’action pour les océans », sans cesse repouss...

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