Un océan liquide toujours caché sous la glace de Pluton

Nathalie Mayer, Journaliste

Pluton, c’est la planète naine la plus connue de notre Système solaire. Pourtant, jusqu’à son survol historique par la sonde New Horizons en juillet 2015, personne ne savait vraiment à quoi ressemblait sa surface. Et après analyse des images envoyées par la mission de la Nasa, les chercheurs de l’université de Californie (États-Unis) pensent désormais que l’océan liquide caché sous la glace de Pluton pourrait avoir perduré jusqu’à aujourd’hui.

Rappelons que les astronomes hésitaient jusqu'ici entre deux scénarios de formation de la planète naine. Le scénario de « démarrage à froid » décrivait une naissance sur une longue période, à partir de roches glacées et une désintégration radioactive générant suffisamment de chaleur pour faire fondre la glace et former un océan souterrain.

Selon des chercheurs de l’université de Californie (États-Unis), même dans des environnements froids, éloignés du Soleil, des planètes naines peuvent se former rapidement et selon un « démarrage à chaud » qui leur permet de conserver des océans liquides sous leur croûte glacée. Les failles de dilatation, ici à la surface de Pluton, en seraient la preuve. © Nasa, Laboratoire de physique appliquée de l'Université Johns Hopkins, Southwest Research Institute, Alex Parker

Pluton a connu un « démarrage à chaud »

Le scénario de « démarrage à chaud », aujourd’hui privilégié, envisage qu’au cours de la formation de Pluton, l’accumulation de nouveaux matériaux a pu générer suffisamment de chaleur pour créer un océan liquide. Un océan susceptible de persister jusqu’à nos jours, malgré la position de la planète naine aux confins du Système solaire.

Sur les images de New Horizons, les astronomes ont découvert « beaucoup de preuve de dilatation » de la surface de Pluton. Des preuves de dilatation anciennes et plus récentes. De quoi corroborer l’hypothèse du « démarrage à chaud », d’un océan liquide qui a ensuite partiellement gelé. Et des calculs plus avancés permettent même aux astronomes d’imaginer que,...

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