« Objets cultes » : Le tatouage

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Longtemps associé à une certaine marginalité le tatouage s'est largement démocratisé depuis les années 1970 Fourni par l'auteur

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Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? demandait le poète. S’ils ont une âme, il s’agit bien de la nôtre. C’est ce que démontrait le sémiologue Roland Barthes dans ses Mythologies, publiées en 1957. L’intellectuel y étudiait en effet les objets et les rites populaires qui révélaient l’esprit d’une époque et les affects collectifs du pays, inventant ainsi une nouvelle manière de faire de la sociologie, accessible, impertinente et ludique. La DS, le steak-frites, les jouets en plastique… rien n’échappait à sa sagacité.

Aujourd’hui, ces objets ne sont plus les mêmes, et la globalisation à grandement changé la donne. Mais l’exercice lui, n’a pas pris une ride et c’est Pascal Lardellier, professeur de sociologie à l’université de Bourgogne, auteur entre autres de Nos modes, nos mythes, nos rites qui se penche sur nos objets cultes.

Un Français sur cinq et près d’un Américain sur trois sont tatoués. Il faut dire que depuis les années 70, le tatouage a quitté le monde des parias, des bas-fonds et des hommes pour investir tous les corps, toutes les parties du corps et toutes les classes sociales. Sous forme d’images de plus en plus sophistiquées de textes, de signes, chaque tatoué invente et raconte son histoire personnelle.

Extraits
● « Scaffold of Repeated Addition », One Man Book, 2022.

Crédits : conception et animation, Sonia Zannad ; réalisation, Romain Pollet ; chargé de production, Rayane Meguenni.

La version originale de cet article a été publiée sur La Conversation, un site d'actualités à but non lucratif dédié au partage d'idées entre experts universitaires et grand public.

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