Obeida Aref Dibo, l'inconnu des attentats du 13 novembre

C'était l'inconnu de l'enquête. Alors que le procureur national antiterroriste (PNAT) Jean-François Ricard vient de rédiger les 562 pages de ses réquisitions dans l'instruction sur les attentats islamistes du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts), Obeida Aref Dibo figure parmi les 20 personnes dont le magistrat demande le renvoi devant la cour d'assises pour 12 infractions liées au terrorisme. Cet homme, dont la date et le lieu de naissance sont ignorés mais qui pourrait être originaire de Syrie, est suspecté d'avoir joué un rôle conséquent dans l'organisation du commando qui a ensanglanté Paris, et dont Salah Abdeslam est aujourd'hui l'unique survivant.

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Sa spécialité : l'entraînement des kamikazes

Selon un rapport de la Direction Générale de la Sécurité intérieure (DGSI), service de renseignement français chef de file de la lutte antiterroriste, évoqué dans les réquisitions du PNAT, Dibo aurait occupé de hautes fonctions au sein de l'Etat islamique.

Surnommé Abou Walid Al Souri, il aurait été l'un des émirs d'une brigade fondée en 2014 par Abou Mohamed Al Adnani, en charge des opérations intérieures et extérieures aux frontières du califat. Sa spécialité : l'entraînement des kamikazes, les explosifs et la logistique.

Il serait mort en Syrie

Il aurait ainsi été la cheville ouvrière du départ vers l'Europe d'une partie du commando auteur de l'attaque du Bataclan, du Stade d...


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