Obamacare : Trump peine à contenter ultraconservateurs et modérés

Libération.fr
La sénatrice Debbie Stabenow dénonce les propositions de Trump sur l'assurance santé, devant le Capitole, à Washington, le 9 mars.

Le projet républicain de réforme du système de santé présenté lundi ne fait pas l'unanimité dans les rangs du GOP. Les plus conservateurs y voient une version «allégée» d'Obamacare, les plus modérés s'inquiètent d'une perte massive de couverture médicale.

«C’est un sujet incroyablement complexe. Personne ne savait que le système de santé pouvait être aussi compliqué.» Lâchée fin février par Donald Trump, cette petite phrase a suscité un mélange de stupéfaction et de sarcasmes. Car s’il y a bien un point sur lequel s’accorde la classe politique américaine en matière de réforme de la santé, c’est son extrême complexité. L’ignorance du nouveau président, pourtant, ne surprend guère. De son propre aveu, Donald Trump déteste – et ne lit pas – les rapports détaillés, leur préférant des résumés succincts. Après son élection, le milliardaire avait manifesté peu d’intérêt pour les briefings de sécurité, y dépêchant le plus souvent son vice-président Mike Pence. Interrogé sur le sujet quelques jours avant son investiture, il avait eu cette réponse stupéfiante : «Je vous le garantis. Je n’ai pas besoin de rapports de 200 pages sur un sujet qui peut tenir sur une page.»

Calendrier accéléré

Alors que les républicains viennent d’entamer la bataille législative pour abroger «Obamacare», loi emblématique de son prédécesseur, Donald Trump semble rattrapé par une implacable réalité : non, la réforme du système de santé ne tient pas sur une seule page. Loin de là. Présenté lundi, le projet républicain fait précisément 123 pages. Et il est loin de faire l’unanimité dans les rangs du Grand Old Party (GOP), au sein duquel élus ultraconservateurs et modérés cohabitent péniblement depuis des années. En dépit des nombreuses critiques, la Maison Blanche et les dirigeants républicains souhaitent que la réforme soit adoptée avant le début des vacances parlementaires de Pâques, le 7 avril. Un calendrier accéléré qui fait grincer des dents et augure de débats houleux au sein de la (...)

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