Obama ne négociera pas avec le Congrès sur le plafond de la dette

Barack Obama a réaffirmé vendredi qu'il ne négocierait pas avec le Congrès sur le relèvement nécessaire du plafond de la dette, un dossier qui doit être réglé par les parlementaires au début de l'an prochain. /Photo prise le 20 décembre 2013/REUTERS/Larry Downing

WASHINGTON (Reuters) - Barack Obama a réaffirmé vendredi qu'il ne négocierait pas avec le Congrès sur le relèvement nécessaire du plafond de la dette, un dossier qui doit être réglé par les parlementaires au début de l'an prochain.

L'administration Obama a prévenu cette semaine que l'Etat fédéral pourrait ne plus être en mesure d'emprunter dès le mois de février si les parlementaires ne relèvent pas rapidement le plafond de la dette.

"Ce n'est pas un sujet de négociation", a dit le président américain vendredi lors d'une conférence de presse, ajoutant qu'il ne s'attendait pas à une nouvelle confrontation sur cette question.

"Je suppose que les gens ne sont pas assez fous pour recommencer tout cela", a lancé le président.

La question du relèvement du plafond de la dette suscite régulièrement des débats passionnés à Washington depuis 2011, avec à chaque fois des accords de dernière minute évitant un défaut de paiement des Etats-Unis.

Dans une lettre adressée aux chefs de file parlementaires, le secrétaire au Trésor, Jack Lew, a invité le Congrès "à agir le plus rapidement possible pour relever la limite de la dette".

Le Congrès a définitivement adopté mercredi un accord sur le budget pour les deux années à venir, qui ne règle pas pour autant ce problème de la dette.

En octobre, parallèlement à un compromis provisoire sur le budget, les parlementaires avaient suspendu jusqu'au 7 février la limite d'emprunt de l'Etat fixée à 16.700 milliards de dollars. Si le plafond n'est pas relevé à cette date, le Trésor pourra toujours dégager des fonds pendant quelques semaines via des manoeuvres comptables.

Jack Lew a toutefois souligné que ces mesures exceptionnelles permettront de tenir jusque fin février voire début mars mais qu'ensuite l'Etat ne pourra plus emprunter pour couvrir ses dépenses.

Steve Holland, Mark Felsenthal et Roberta Rampton; Bertrand Boucey et Guy Kerivel pour le service français