Brexit: les scénarios de l'après May

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La Première ministre britannique Theresa May, le 24 mai 2019 à Londres

Londres (AFP) - Après la démission vendredi de la Première ministre britannique Theresa May, qui a ainsi renoncé à soumettre à nouveau aux députés l'accord de retrait de l'UE qu'elle a conclu avec Bruxelles, quels scénarios pour le Brexit?

- Nouveau report du Brexit

Le nom du successeur de Theresa May ne sera pas connu avant plusieurs semaines. Il ou elle voudra vraisemblablement négocier à nouveau avec l'UE les conditions du départ, puisque Theresa May n'a pas réussi à faire avaliser son plan de retrait. Même si Bruxelles a affirmé que le seul accord possible était celui conclu avec Theresa May.

Pour ce faire, le Royaume-Uni pourrait demander à l'UE un nouveau report, d'autant que ni les députés britanniques ni les Européens ne souhaitent une sortie sans accord.

Le Royaume-Uni a obtenu une prolongation jusqu?au 31 octobre au plus tard pour sortir de l'UE, alors que le Brexit devait avoir lieu le 29 mars. Un "point d'étape" sur le Brexit est prévu lors d'un sommet européen fin juin.

- "No deal"

Ce scénario, redouté par les milieux économiques, signifierait une sortie sans transition de l'UE et les relations entre le Royaume-Uni et l'UE seraient alors régies par les règles de l'Organisation internationale du Commerce, le pays ayant quitté du jour au lendemain le marché unique et l'union douanière.

Le successeur de Theresa May, qui sera sans nul doute un Brexiter, pourrait se prononcer pour un Brexit dur, permettant au pays de nouer ses propres accords commerciaux comme le soulignent ses tenants.

L'UE et le Royaume-Uni ont intensifié ces derniers mois leurs préparatifs face à l'éventualité d'un no deal, d'autant plus crédible si le favori des militants conservateurs pour succéder à Mme May à la tête du Parti --et donc du gouvernement-- est le grand apôtre du Brexit Boris Johnson, ex-ministre des Affaires étrangères.

- Pas de Brexit

Un tel revirement peut hypothétiquement avoir lieu en cas de nouveau référendum qui renverserait le résultat de la première consultation.

Theresa May avait fini par inclure cette possibilité dans la dernière version de son projet de retrait de l'UE, pour appâter les europhiles. Mais elle a ainsi provoqué la colère des eurosceptiques de son parti et précipité sa chute. Et cette option a déjà été rejetée par les députés lors d'une série de votes au Parlement mi-mars, ce qui rend sa probabilité très mince.