"Il n'y a pas beaucoup de preuves concrètes de ce que je faisais" : Penelope Fillon peine à convaincre aux côtés d'un époux combatif

Violaine Jaussent

Elle s'avance à la barre, prend place devant le pupitre et commente son curriculum vitæ. Sa voix fluette, avec un soupçon d'accent britannique, s'échappe du micro. Par moment, on l'entend à peine. Il faudra l'intervention d'un avocat pour qu'enfin sa voix retentisse dans la salle d'audience. Penelope Fillon, épouse discrète, n'a pas l'habitude de s'exprimer en public, contrairement à son mari, ancien Premier ministre propulsé député de la Sarthe à 27 ans. Pourtant, cette Galloise, diplômée de lettres, qui se destinait au métier de notaire avant de venir en France, se retrouve sous le feu des questions, jeudi 27 février, lorsque commence l'examen du fond du dossier, au troisième jour de son procès pour des soupçons d'emplois fictifs.

Invitée par la présidente du tribunal à décrire son "travail type d'assistante parlementaire", Penelope Fillon répond : "Je faisais le travail de plusieurs sortes, d'abord le courrier. On recevait énormément de courrier à la maison."

- "Vous dites qu'il y avait du courrier qui arrivait à votre domicile. Mais François Fillon n'était pas connu comme il l'est (...)

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