"Il n'y a aucun encadrement psychologique" : le difficile quotidien des croque-morts

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Ils entretiennent nos cimetières, s'occupent de nos morts et de leurs cérémonies et encaissent même la douleur des proches. Pourtant, les professionnels du funéraire sont souvent mal considérés et mal payés. Un manque de reconnaissance parfois douloureux et difficile à vivre.

"Certaines images peuvent revenir"

"Je ne sais pas si les gens se rendent compte de ce que l'on fait". Comme Aldo, il sont près de 20.000 en France à être confrontés à des images d'une extrême violence, aussi bien visuellement qu'émotionnellement. "Les accidents de la route, les découvertes de corps d'enfants... Certaines images peuvent revenir et font que je ne suis pas à l'aise du tout", reconnaît-il.

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Pour ce conseiller funéraire, ce trop-plein s'est terminé chez le psychologue. "Je suis parti en dépression et tous les professionnels que j'ai rencontrés ont été étonnés de voir qu'il n'y avait aucun encadrement psychologique." 

"Des cas de burn-out, voire des suicides"

Pompiers, forces de l'ordre et victimes peuvent disposer d'une cellule d'écoute lors d'un événement traumatisant. Les travailleurs de la mort, eux, sont laissés de côté avec leur détresse. Et ce n'est pas sans conséquences. "C'est un domaine dans lequel on a souvent des cas de burn-out, voire de suicides", assure Amandine Massé, formatrice pour les futurs professionnels du funéraire. "On les prévient de ce qu'il va y avoir et on les amène à se poser la question de ce qui va ...


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