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"Il n'y a aucun élément nouveau": Mathilde Panot opposée à un retrait d'Éric Coquerel de la tête de la commission des Finances

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La présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, défend une motion de censure contre le gouvernement d'Élisabeth Borne, le 11 juillet 2022. - BFMTV
La présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, défend une motion de censure contre le gouvernement d'Élisabeth Borne, le 11 juillet 2022. - BFMTV

Éric Coquerel bénéficie de la "confiance" de sa cheffe à l'Assemblée. Ce lundi, la présidente des députés LFI Mathilde Panot a assuré sur franceinfo qu'il n'y aurait "pas de mise en retrait d'Éric Coquerel" de la présidence de la commission des Finances, malgré l'enquête ouverte mardi pour harcèlement et agression sexuels.

Vendredi, la députée écologiste, Sandrine Rousseau, avait, elle, appelé le député insoumis à s'effacer de son prestigieux poste à l'Assemblée, le temps de l'enquête.

"Il n'y aura pas de mise en retrait d'Éric Coquerel parce qu'il n'y a aucun élément nouveau" depuis l'ouverture de l'enquête, a déclaré ce matin la tête des insoumis

L'enquête ouverte mardi dernier pour harcèlement et agression sexuels pour examiner la plainte déposée par la militante de gauche Sophie Tissier contre le président de la commission des Finances est "logique" pour Mathilde Panot.

"À partir du moment où une plainte est déposée le lundi, l'ouverture d'enquête suivait logiquement cette plainte (...) et c’est heureux”, a-t-elle souligné.

Sophie Tissier, ancienne figure des "gilets jaunes" âgée de 43 ans, dénonce dans sa plainte, déposée début juillet, des faits "pouvant s'apparenter à une agression sexuelle" datant du 23 août 2014 à Grenoble, qui aurait été commise par Éric Coquerel, ce que l'interessé conteste.

Pas "suffisant"

"De ce que j'ai entendu de ce qui a été dit par Madame Tissier (la plaignante, NDLR), je n'entends pas ce qui est suffisant pour demander une démission d'Éric Coquerel", s'est expliqué la présidente du groupe insoumis avant de développer:

"Ce qu'on reproche à Éric Coquerel, c'est d'avoir en 2014, dans une soirée, dansé un rock, et qu'il lui aurait touché la taille, effleuré les fesses et proposé de la ramener en taxi. Et lorsqu'elle a dit 'non', il ne s'est rien passé", a-t-elle insisté.

"Lorsque cette femme elle-même dit que ça n'a rien à voir avec l'affaire Abad et qu'elle ne demande pas la démission d'Éric Coquerel, je pense qu'on peut se baser sur cela", note la députée du Val-de-Marne.

Interrogé sur LCI, Manuel Bompard a déclaré s'opposer lui aussi au retrait de son collègue de son poste à la commission des Finances. Il s'est dit "certain" qu'Éric Coquerel sera "blanchi à la fin de l'enquête".

Sur BFMTV, la plaignante avait dénoncé début juillet "des gestes déplacés, des mains baladeuses" lors d'une soirée organisée par le parti en 2014, évoquant "un regard salace, gluant", "une drague lourdingue" et un comportement "outrancier, offensant, harcelant" de la part du député.

Article original publié sur BFMTV.com

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