Nutrition. S’achemine-t-on vers la fin du sacro-saint triptyque petit déjeuner, déjeuner et dîner ?

The Atlantic (Washington)
·2 min de lecture

Il n’y a aucune véritable raison de se mettre à table trois fois par jour, soutient une journaliste de The Atlantic : la pandémie a engendré des habitudes alimentaires différentes qui remettent en question ce rituel des trois repas quotidiens.

Pendant les trente-quatre premières années de sa vie, raconte Amanda Mull dans The Atlantic, elle a consommé trois repas par jour : “La routine était satisfaisante, elle s’intégrait facilement dans ma vie, et prendre trois repas par jour est ce que font généralement les Américains. À la fin de l’été dernier, cependant, ces habitudes vieilles de trois décennies ont commencé à s’éroder.”

Le fait, écrit-elle, de ne pas avoir conscience du temps en travaillant à la maison et de n’avoir aucun rendez-vous physique à honorer ne lui donnait aucune raison précise de se diriger vers le réfrigérateur à une heure précise de la journée. “Pour y faire face, j’ai fait ce que de nombreux Américains ont fait depuis un an : j’ai délibérément cherché une nouvelle routine et trouvé des résultats étranges et réalisables.” Ce qui inclut un “gros repas”.

Adieu normalité

Ce repas quotidien unique, indique la journaliste, a lieu au moment qui lui convient et ce n’est pas une diète : “Je grignote quand j’en ai envie.” Mme Mull note qu’elle n’est pas seule aux États-Unis à avoir changé ses habitudes alimentaires. Les ventes de friandises, de mélanges de fruits secs et de surgelés ont augmenté au cours de la dernière année, remarque-t-elle, de même que les ventes en ligne d’aliments emballés. “Les gens essaient d’adapter leur situation en fonction de leur capacité de survie […]” et “le plus grand facteur unificateur est que le ‘normal’ n’existe presque plus”.

Les enfants aussi se sont adaptés, dit Amanda Hull. Elle évoque le cas d’une administratrice d’un collège de Saint Paul, dans le Minnesota, Wendy Robinson, pour qui la nouvelle vie à domicile lui permet de cuisiner avec ses enfants et de leur

[...] Lire la suite sur Courrier international

À lire aussi :