«Nutella devrait s'occuper de l'huile de palme plutôt que d'Éric Zemmour», estime Julien Aubert, député LR

Julien Aubert sur le plateau de l’émission «L’Instant politique» de France Info, le 9 octobre 2019. | Capture d'écran via France Info 

Le député Les Républicains, candidat à la présidence du parti, commente la décision de la marque de ne plus diffuser de publicités avant l'émission du polémiste.

L'invité de l'émission «L'Instant politique» le 9 octobre était Julien Aubert, député Les Républicains du Vaucluse et candidat à la présidence des Les Républicains. La discussion débute sur l'interdiction prononcée par le préfet du Val d'Oise de manifester en soutien à Mickaël Harpon. Julien Aubert pense qu'il aurait été «parfaitement honteux par rapport aux familles des victimes» de maintenir cette manifestation. Concernant la lutte contre «l'hydre islamiste» mentionnée par Emmanuel Macron, le député estime qu'il est temps de rompre «avec des années de lâcheté politique. On sait que nous avons des territoires entiers qui sont gangrénés, des administrations, on se rend compte que là, c'est le coeur du dispositif sécuritaire de l'État qui a été atteint». Il ajoute également: «Au-delà de la défense, je pense qu'il faut passer à l'attaque et notamment expulser les prédicateurs salafistes.»

Il est ensuite question de la décision de Nutella de ne pas plus diffuser de publicités avant les émissions d'Eric Zemmour. «Je trouve ça très dangereux. Une démocratie a besoin d'oxygène et la controverse fait partie de l'oxygène d'une démocratie», affirme Julien Aubert, tâclant au passage l'entreprise à qui il conseille «de s'occuper de ses problèmes d'image sur l'huile de palme avant de donner des leçons de morale». 

 

Enfin, revenant sur les tensions à la frontière syro-turque, le député et professeur de relations internationales à Sciences Po Paris soutient qu'«il faut faire comprendre à M. Erdogan qu'il y a un droit international et qu'il ne peut pas intervenir dans les autres pays en massacrant certaines populations». D'ailleurs, il n'exclut pas une intervention française au sein d'une coalition (...) Lire la suite sur Slate.fr