Numéros de plaque conservés trop longtemps, mots de passe pas assez "robustes"… Le ministère de l'Intérieur flashé par la Cnil sur ses "radars tronçons"

franceinfo avec AFP

Le ministère de l'Intérieur a été épinglé, mercredi 4 décembre, par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), qui lui reproche de conserver trop longtemps les photos des plaques des véhicules qui passent devant ses radars dits "tronçons".

Ces systèmes de contrôle de vitesse, au nombre d'une centaine en France, ne mesurent pas la vitesse instantanée des véhicules mais leur vitesse moyenne sur une certaine distance (généralement de quelques centaines de mètres à quelques kilomètres). Les bornes automatiques à l'entrée et à la sortie du tronçon lisent les plaques des voitures, prennent des clichés des véhicules et notent l'heure exacte de passage. Elles collectent ces données sur l'ensemble des véhicules qui circulent sur la section contrôlée, qu'ils soient ou non en infraction, rappelle la Cnil.

Des données insuffisamment sécurisées

Or, "les numéros de plaque d'immatriculation des véhicules n'ayant pas commis d'infraction sont conservés plus de 13 mois pour les numéros complets, et plus de quatre ans pour les numéros tronqués de deux caractères, bien au-delà du délai de vingt-quatre heures prévu par l'arrêté" de 2004 organisant le déploiement de ces radars tronçons, déplore la Cnil. La commission critique également la sécurité insuffisante du stockage de ces données.

Elle a constaté en effet "un manque de robustesse des mots (...)

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