Numéro une (France 3) - Emmanuelle Devos : "Pour moi qui étais un vrai cancre, ce film est une fierté"

Jouer une capitaine d’industrie, vous en aviez rêvé ?

Emmanuelle Devos : Non, pas avant que Tonie Marshall ne m’envoie le scénario. Tout m’a plu : la manière dont une femme peut accéder aux plus hautes fonctions dans le monde de l’entreprise, comment elle se retrouve confrontée au machisme… Et l’idée de rencontrer les gens de ce milieu pour me préparer était très excitante.

Comment vous êtes-vous imprégnée du personnage d’Emmanuelle Blachey, cette ingénieure qui gravit les échelons d’un géant de l’énergie ?

J’ai appris mes textes longtemps à l’avance. Il y a beaucoup de termes techniques qui ne se « mettent pas en bouche » facilement. Ensuite, j’ai interviewé un ami polytechnicien pour me familiariser avec la formation supérieure de mon personnage : elle est ce que l’on appelle « X-Mines », diplômée de Polytechnique et de l’École des mines, où les futurs ingénieurs travaillent sur des choses dont je ne comprendrais même pas le quart de la moitié.

Contrairement à elle, vous n’étiez pas une première de la classe ?

Je n’ai même pas mon bac ! C’est une catastrophe. Pour moi qui étais un vrai cancre, ce film est une fierté.

C’est votre mère, actrice, qui vous a transmis le goût de ce métier ?

Oui, par capillarité. Quand on naît dans ce milieu, c’est compliqué d’aller ailleurs. Il me permet de vivre des situations hors normes et d’assouvir mon goût pour la littérature. J’ai vu ma première pièce de Pa... Lire la suite sur Télé 7 Jours

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