Vers un numéro d'urgence unique et la fin de la rivalité entre le Samu et les pompiers?

Les Américains ne se posent pas de question. En cas de besoin, ils composent le 991. Les Français, eux, ont l'embarras du choix entre le 112 (numéro d'urgence accessible dans toute l'Union européenne), le 15 (Samu), le 18 (pompiers), le 17 (police). À l'heure où les services d'urgence sont au bord de l'explosion, la question d'un ­numéro unique, promesse du candidat ­Macron, s'impose à nouveau sur fond de rivalité entre les rouges (les sapeurs-pompiers) et les blancs (les urgentistes du Samu). L'enjeu : la régulation médicale des urgences.

Lire aussi - Le plan d'Agnès Buzyn pour les urgences

À dix jours de leur congrès annuel, ce sont les "rouges" qui montent au créneau alors que le mécontentement enfle dans les casernes, elles aussi en "grève", depuis juin, sur fond d'agressions en hausse et de "sursollicitation". Au nom de ses 278.000 soldats du feu, le colonel Grégory Allione prône la fin des numéros traditionnels (15, 17, 18…) au profit d'un numéro unique, le 112. "Que ce soit pour un vol de sac, un feu ou un arrêt cardiaque, bref, quand j'appelle au secours, je compose le 112!", résume le président de la ­Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.

Vraies et "fausses" urgences

À l'autre bout du fil, régulateurs du Samu, pompiers et policiers se concertent pour apporter la meilleure réponse aux "vraies" urgences. Une quinzaine de conseils départementaux se sont engagés sur cette voie et l'Assemblée des départements de France, présidée par l'ex-­ministre Dominique ...


Lire la suite sur LeJDD