Numéro d’aide aux victimes : polémique sur le temps d’écoute

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Ce numéro, qui permet d'orienter les appelants vers d'autres structures plus adaptées, investit un champ très large.
Ce numéro, qui permet d'orienter les appelants vers d'autres structures plus adaptées, investit un champ très large.

Le temps d?écoute sera désormais limité? Le cahier des charges du nouvel appel d?offres lancé par le ministère de la Justice concernant la gestion du numéro gratuit d?aide aux victimes, le 116 006, prévoit de limiter les durées moyennes de temps d?écoute, rapporte Le Monde. Les conversations ne devront pas durer plus de six minutes dans 80 % des cas, et pas plus de neuf minutes pour le reste des appels, contre 20 minutes aujourd?hui. Une décision qui fait polémique.

Ce numéro, qui permet d?orienter les appelants vers d?autres structures plus adaptées, investit un champ très large : agressions, cambriolages, violences physiques et sexuelles, harcèlement, cybermalveillance, mais également accidents de la circulation, catastrophes naturelles, ou terrorisme.

« L?écoute des victimes n?est pas censée être limitée »

La qualité de l?écoute y est alors primordiale. Olivia Mons, porte-parole de France Victimes, actuellement chargée de la plateforme, déplore ainsi auprès du quotidien cette restriction du temps d?écoute, qui lui semble « déconnectée de notre expérience de terrain ». Une pétition a également été lancée par Catherine Bertrand, rescapée du Bataclan. « Accepter de n?accorder que six minutes d?écoute par victime revient tout bonnement à ne pas la respecter », argue-t-elle sur la page de sa pétition. « L?écoute des victimes n?est pas censée être limitée », ajoute-t-elle au micro de RTL.

Le ministère indique de son côté que l?objectif de cet appel d?offres est q [...] Lire la suite

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