Les nuits très agitées des Pompidou à Brégançon

En cet été 1969, le nouveau couple présidentiel remet, avec jubilation, le cap au Sud. Depuis 1962, Charles De Gaulle interdisait de fait au couple Pompidou d’estiver à Saint-Tropez, comme ils avaient toujours aimé le faire, raconte Guillaume Daret dans son livre « Le fort de Bregançon » (éditions de l’Observatoire). Ils adoraient cette région, où ils avaient été heureux avant la guerre, lorsque Georges Pompidou était un jeune prof de Français, latin, Grec, au lycée Saint-Charles de Marseille. « Désormais vous irez en Bretagne, aurait lancé le Général devenu Président à son Premier ministre. Vous étiez à la banque Rotschild, très bien ; vous étiez à Saint-Tropez, très bien ; maintenant c’est fini. »

De retour sur la Côte d’Azur, Claude et Georges Pompidou ne cachent pas leur joie. Si certains présidents s’ennuieront plus tard dans le Fort, et devront trouver des astuces pour y trouver des loisirs, ce n’est pas le cas de ce duo.

Les Pompidou ont certes trouvé à leur arrivée une demeure restaurée, mais ils décident d’en faire un laboratoire pour tester la décoration moderne qu’ils ont l’ambition d’établir à l’Elysée avec la complicité du designer Pierre Paulin. Dans « Le Fort de Brégançon », Alain Pompidou se souvient des fauteuils design en cuir blanc et des tables en Plexiglas qui voisinaient avec des sculptures abstraites, des bois africains et des aciers scandinaves.

Nuits agitées

Il raconte encore que ces derniers avaient instauré un petit jeu. « Ils déplaçaient les meubles

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