Nuit debout, 5 ans après : "Un mouvement qui pâtit d’une absence de réponses"

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À partir du 31 mars 2016, tous les soirs, des milliers de personnes refaisaient le monde sur des places de villes et de villages de France. Des agoras, souvent comparées aux Indignés espagnols, qui ont perduré quelques semaines avant de s'essouffler. Que reste-t-il aujourd'hui de Nuit debout ? Réponses avec le chercheur Gaël Brustier qui a dédié un livre à ce mouvement.

C'était il y a cinq ans. Le 31 mars 2016, une grappe de militants et d'intellectuels opposés à la loi El Khomri occupe soudain la place de la République, au cœur de Paris, et décide que ce mois de mars contestataire durera aussi longtemps que nécessaire. Ainsi naissent Nuit debout et son calendrier révolutionnaire (32, 33, 34 mars…). Soir après soir, sur les pavés, des centaines puis des milliers de personnes se réunissent joyeusement, montent des tentes, se passent le micro, refont le monde. Des agoras festives qui essaiment bientôt dans d'autres métropoles, comme Lyon et Toulouse, mais aussi des villes de taille plus modeste. Jusqu'à ce que Nuit debout tombe en sommeil. Que le mois de mars se termine. Une demi-décennie plus tard, le souvenir est encore vivace dans la mémoire de ceux qui y ont participé. Que reste-t-il du " mouvement des places " ? Que laisse-t-il en héritage ? Nous avons posé ces questions au politiste Gaël Brustier, qui a suivi la genèse du mouvement et en a tiré un livre : #Nuit debout. Que penser ? (Cerf) publié en avril 2016. Marianne : Comment s’est terminé le mouvement Nuit...

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