Nucléaire : Téhéran donne des gages aux inspecteurs de l'AIEA

© Iranian Presidency Office via AP

La République islamique a accepté de rebrancher les caméras de surveillance sur plusieurs sites nucléaires et d'augmenter le rythme des inspections. "Un pas dans la bonne direction" selon le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi.

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a salué samedi 4 mars après une visite à Téhéran "un pas dans la bonne direction", l'Iran ayant accepté de rebrancher les caméras de surveillance sur plusieurs sites nucléaires et d'augmenter le rythme des inspections.

"Nous avons trouvé un accord pour que les caméras et les systèmes de surveillance opèrent de nouveau", a déclaré le chef de l'AIEA Rafael Grossi, devant les journalistes à l'aéroport de Vienne.

En outre, le nombre de visites à l'usine souterraine de Fordo, où ont été récemment détectées des particules d'uranium enrichies à un niveau proche du seuil de la bombe atomique, va être relevé de 50%.

De retour en Autriche, où siège l'Agence, après deux jours de réunions en Iran et un entretien notamment avec le président Ebrahim Raïssi, Rafael Grossi a insisté sur l'importance de ces avancées "très concrètes".

"Hémorragie d'informations"

Car la République islamique avait fortement limité les inspections et débranché des caméras de surveillance l'an dernier, plongeant l'AIEA dans le flou, dans un contexte de détérioration des relations entre l'Iran et les puissances occidentales.


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