Nucléaire: les signataires du TIAN à Vienne, sans la Russie, la France ou les États-Unis

Pour la première fois depuis son entrée en vigueur début 2021, les États signataires du Traité international interdisant les armes nucléaires (TIAN) se réunissent pour trois jours en Autriche. Mais de grandes puissances manquent à l'appel du traité, ratifié à ce jour par 62 États sur 86 signataires.

Le texte, entré en vigueur l'an dernier sous l'égide de l'ONU, a pour but d'interdire purement et simplement le développement, la production ou l'achat d'armes nucléaires. Plus de 50 pays l'ont ratifié, mais bémol de taille, aucun des neuf pays détenteurs de l'arme suprême (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Inde, Pakistan, Israël et Corée du Nord) n'a pour l'heure accepté de le signer, ni même de participer à la réunion en tant qu'observateurs.

Une absence irresponsable, en particulier dans le contexte de la guerre en Ukraine, s'alarme Jean-Marie Collin, le porte-parole en France de la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN), à l'origine du traité.

Les dépenses des puissances nucléaires pour moderniser leur arsenal atomique ont augmenté de près de 9% en 2021 pour atteindre 82,4 milliards de dollars, selon un rapport de l'ICAN publié le 14 juin dernier.

Les États-Unis ont à eux seuls dépensé 44,2 milliards de dollars pour leur programme nucléaire l'an dernier, soit 12,7% de plus que l'année précédente. La Chine y a de son côté consacré 11,7 milliards (une augmentation de 10,4% en un an). Les budgets consacrés par la Russie (8,6 milliards), la France (5,9 milliards) et le Royaume-Uni (6,8 milliards) à l'arme nucléaire ont légèrement augmenté.

(et avec AFP)


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