Nucléaire: L'Iran et les parties prenantes de l'accord vont discuter d'un retour des USA

·2 min de lecture
NUCLÉAIRE: L'IRAN ET LES PARTIES PRENANTES DE L'ACCORD VONT DISCUTER D'UN RETOUR DES USA

PARIS (Reuters) - Des représentants de Chine, Russie, France, Allemagne, Grande-Bretagne et Iran se réuniront vendredi par visioconférence pour discuter d'un possible retour des Etats-Unis dans l'accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, a indiqué jeudi l'Union européenne dans un communiqué.

La présidence américaine, a cherché à renouer les échanges avec Téhéran afin que les deux camps reviennent dans le cadre du Plan d'action global commun (PAGC, ou JCPOA en anglais) signé à Vienne, dont le prédécesseur de Biden à la Maison blanche, Donald Trump, a retiré les Etats-Unis en 2018.

Dans le sillage du retrait américain, l'Iran a commencé en 2019 à s'affranchir par étapes des engagements pris dans le cadre de l'accord, qui entoure ses activités nucléaires en échange d'un allègement des sanctions le visant.

Washington et Téhéran, qui ne sont pas encore convenus de se rencontrer pour évoquer la question, communiquent indirectement via les pays européens, a-t-on appris de diplomates occidentaux.

Le département d'Etat américain s'est réjoui de la réunion programmée entre les parties prenantes de l'accord, une porte-parole déclarant qu'il s'agissait un "pas positif".

"Les participants vont discuter de la perspective d'un possible retour des Etats-Unis dans le PAGC et de la manière de garantir la mise en oeuvre entière et efficace des engagements pris par toutes les parties", a déclaré l'UE dans le communiqué annonçant la réunion virtuelle.

Deux sources diplomatiques ont déclaré que Londres, Paris et Berlin s'étaient déjà entretenus lundi à propos de l'Iran. L'une des sources a ajouté qu'une proposition de Téhéran avait été discutée.

Au cours d'un point de presse quotidien, la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a déclaré jeudi que les puissances européennes travaillaient étroitement avec la Russie et la Chine - les autres parties prenantes de l'accord de 2015 - afin de trouver une solution à l'impasse et qu'elles discutaient à la fois avec Téhéran et Washington.

"Ces échanges sont plus que nécessaires parce que l'Iran n'a pas accepté de prendre part à des contacts directs entre les autres participants au PAGC et les Etats-Unis (...) ce qui aurait facilité les discussions", a dit Agnès von der Muhll.

Dans un rapport transmis à ses pays membres, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) déclarait jeudi que l'Iran a mis en service une quatrième "cascade" de 174 centrifugeuses IR-2m pour produire de l'uranium enrichi sur son site souterrain de Natanz.

(John Irish à Paris et Parisa Hafezi à Dubaï; version française Nicolas Delame et Jean Terzian)