Nucléaire: plusieurs pays, dont la France, déposent à l'AIEA d'une résolution critique contre l'Iran

Vue aérienne du centre nucléaire de Natanz, dans le centre de l'Iran, le 28 janvier 2020, fournie par Maxar Technologies - - © 2019 AFP
Vue aérienne du centre nucléaire de Natanz, dans le centre de l'Iran, le 28 janvier 2020, fournie par Maxar Technologies - - © 2019 AFP

Les Etats-Unis et les trois pays européens parties à l'accord sur le nucléaire iranien (Royaume-Uni, France et Allemagne) ont soumis mardi soir à l'AIEA une nouvelle résolution dénonçant le manque de coopération de Téhéran, a-t-on appris de sources diplomatiques.

Le texte "a été déposé ce soir", a indiqué un diplomate européen, tandis qu'une deuxième source avait fait état plus tôt de la même information, à la veille de l'ouverture de la réunion trimestrielle du conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Les quatre pays occidentaux ont pris cette décision après avoir pris connaissance la semaine dernière d'un rapport de l'Agence faisant état de l'absence d'avancées sur la question de trois sites non déclarés, où des traces d'uranium avaient été découvertes par le passé.

Selon le projet de résolution, le Conseil "exprime sa profonde inquiétude" face à ce problème qui reste en suspens "du fait d'une coopération insuffisante de l'Iran".

Téhéran doit fournir "des explications techniquement crédibles"

Le texte "juge essentiel et urgent" que Téhéran fournisse sans délai "des explications techniquement crédibles" sur la présence des particules d'uranium, ainsi que "l'accès aux sites et au matériel", pour "permettre la collecte d'échantillons", est-il écrit.

Une délégation de l'AIEA doit se rendre en Iran d'ici à la fin du mois pour tenter d'avancer sur ce contentieux de longue date.

Autre motif d'inquiétude, note une source diplomatique: "l'expansion continue du programme nucléaire iranien", alors même que les capacités de vérification de l'AIEA sont fortement restreintes depuis près de deux ans.

Dans un document informel distribué lundi aux Etats membres, Moscou fustige "une action contre-productive" qui, si elle aboutit, "aura des conséquences irréversibles".

Article original publié sur BFMTV.com