Sur le nucléaire, Olivier Faure veut un référendum

Nucléaire : Olivier Faure (ici en septembre 2022) veut un référendum
THOMAS SAMSON / AFP Nucléaire : Olivier Faure (ici en septembre 2022) veut un référendum

POLITIQUE - « Ça s’appelle la démocratie. » Ou un changement de pied, diraient certains. Olivier Faure, le patron du Parti socialiste a indiqué, ce mercredi 7 décembre, sur franceinfo, souhaiter que les Français soient consultés sur l’avenir du nucléaire en France. Une hypothèse qui ne figurait pas dans le programme d’Anne Hidalgo, la candidate du PS à la dernière présidentielle, laquelle souhaitait en sortir aussi vite que possible.

« Tant que nous ne sommes pas arrivés à maturité avec les énergies renouvelables, il faut maintenir le parc nucléaire. Ensuite, en lien avec l’autorité de sûreté nucléaire voir quelle est notre capacité à faire la jonction entre le renouvelable et le nucléaire et dans ces conditions-là, d’abord appeler le peuple français à trancher par lui-même », a ainsi expliqué le patron des roses, comme vous pouvez le voir ci-dessous (à partir de 5’), à l’heure où les questions sur le devenir de l’atome sont très présentes dans le débat public, sur fond de crise énergétique.

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Ligne de fracture à gauche

Relancé sur la question précise du référendum, Olivier Faure a effectivement plaidé pour « un grand débat sur le nucléaire et un référendum à partir duquel les Françaises et les Français seront amenés à choisir et à dire ce qu’ils entendent faire (...) ça s’appelle la démocratie ». Car ces décisions « vont » les « impacter pour de très nombreuses décennies », a-t-il insisté, en regrettant des stratégies antérieures « arbitraires. »

Une proposition qui constitue un réel changement de pied par rapport au programme défendu par les socialistes à la dernière présidentielle. Elle est en revanche dans la lignée de la solution proposée par la France insoumise pour solder les désaccords à gauche sur la question.

Si la formation de Jean-Luc Mélenchon, comme Europe-Ecologie les verts et le Parti socialiste, est effectivement pour la sortie, plus ou moins rapide, du nucléaire, ce n’est pas le cas du Parti communiste. Au contraire, la formation emmenée par Fabien Roussel martèle son soutien à cette énergie « décarbonée »... C’était d’ailleurs l’un des derniers points de désaccord à trancher entre les différentes formations qui composent la Nupes, après leur programme commun.

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