Nucléaire: nouvelles tensions entre Occidentaux et Iraniens avant une réunion de l'AIEA

© AP Photo/Florian Schroetter, FILE

Le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui se réuni à partir de ce lundi pour quatre jours, pourrait adopter une résolution préparée par les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Celle-ci critique Téhéran et lui demande de coopérer pour répondre aux questions « non résolues » concernant la présence de traces d’uranium enrichi sur des sites nucléaires non déclarés.

Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, l'Iran a menacé les pays occidentaux d'une riposte immédiate si cette résolution était adoptée par le Conseil des gouverneurs de l'AIEA. L'Iran pourrait limiter sa coopération avec l'AIEA et même augmenter son niveau d'enrichissement d'uranium à 90%, un seuil généralement utilisé pour la construction de l'arme atomique.

Téhéran compte néanmoins sur le soutien de la Russie et de la Chine pour empêcher l'adoption de cette résolution. Pékin et Moscou, alliés traditionnels de Téhéran, se sont dit opposés à l'adoption d'une telle résolution.

Des négociations dans l'impasse

Ces nouvelles tensions interviennent alors que les négociations entre l'Iran et les grandes puissances, entamées il y a plus d'un an, pour faire renaître l'accord nucléaire de 2015, sont dans l'impasse. Téhéran exige la sortie des Gardiens de la révolution de la liste des groupes terroristes des États-Unis et une normalisation de ses relations bancaires avec le reste du monde. Ce que Washington refuse.


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