Nucléaire : l'Autorité environnementale réclame plus d'informations sur Flamanville

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Cette autorité administrative, qui rend des avis consultatifs, a formulé un ensemble de remarques et de demandes concernant l'EPR en construction à Flamanville, qui doit démarrer fin 2022 après de nombreux retards et surcoûts.

L'Autorité environnementale réclame une série d'informations complémentaires sur le projet de réacteur nucléaire de Flamanville (Manche), et notamment que soit pris en compte le retour d'expérience des autres EPR, .

"Anticiper les incertitudes liées à ce nouveau type de réacteur"

Cette autorité administrative, qui rend des avis consultatifs, a formulé un ensemble de remarques et de demandes concernant . L'Autorité environnementale "recommande, à la veille de la mise en service du réacteur, de récapituler les écarts, incidents et accidents qu'a connu l'EPR en lien avec la sûreté nucléaire pendant sa phase de construction et d'expliciter les mesures prises pour y répondre, en particulier pour ce qui concerne la cuve du réacteur", écrit-elle notamment. "Elle recommande également de présenter le retour d'expérience des EPR d'Olkiluoto (Finlande) et de Taishan (Chine) et de spécifier la façon dont l'EPR va le prendre en compte, dans le cadre de la mise en service mais aussi pour anticiper les incertitudes liées à ce nouveau type de réacteur", ajoute-t-elle.

Aucune référence aux autres réacteurs du même type

L'EPR finlandais vient tout juste de démarrer cette semaine tandis que les deux exemplaires de Taishan en Chine fonctionnent depuis 2018 et 2019. Un incident avait conduit en juillet à l'arrêt de l'un de ces réacteurs EPR à Taishan. L'Autorité environnementale s'étonne que le dossier dont elle est saisie ne fasse pas référence à ces réacteurs, du même type que celui en construction à Flamanville.

"Il y a encore beaucoup de travail à effectuer sur ce chantier en amont des opérations de démarrage, et le retour d'expérience de l'écart de l'EPR Taishan 1 doit avoir lieu", avait récemment jugé Julien Collet, directeur général adjoint de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Dans son avis de 38 pages, l'Autorité environnementale réclame encore d'autres précisions, estimant notamment que le champ de l'étude d'impact du projet est trop restreint.

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