Nucléaire iranien: vers un nouveau bras de fer entre Washington et Téhéran

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L'Iran a rejeté les déclarations du nouveau secrétaire d'État américain Antony Blinken, qui a affirmé que l'Iran devait faire le premier pas en respectant ses engagements dans le cadre de l'accord nucléaire de 2015 avant que les États-Unis ne réintègrent l'accord.

Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a rejeté dans un tweet les propos de son homologue américain. Pour Téhéran, ce sont les États-Unis qui doivent faire le premier pas.

Après l'abandon de l'accord nucléaire de 2015 par Donald Trump et l'imposition de très dures sanctions économiques, l'Iran a réagi en relançant son programme nucléaire, notamment l'enrichissement d'uranium à 20%.

Suite à la victoire de Joe Biden, les responsables iraniens ont affirmé que Téhéran était prêt à limiter son programme nucléaire si Washington levait les sanctions et réintégrait l'accord nucléaire.

Message de fermeté

Mais quelques heures après les déclarations d'Antony Blinken, Téhéran a lancé un message de fermeté en affirmant que le rythme d'enrichissement d'uranium était près de deux fois supérieur aux prévisions initiales avec 17 kilos par mois.

L'Iran a aussi affirmé que si les sanctions économiques américaines n'étaient pas levées d'ici trois semaines, les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) seront limitées. Enfin, 1 000 centrifugeuses plus modernes seront installées d'ici trois mois dans le site souterrain de Fordo. Malgré les premiers espoirs créés après la victoire de Joe Biden, c'est un nouveau bras de fer qui s'engage entre Téhéran et Washington.

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