Iran : l'Europe tente de rester unie face à Donald Trump

Mével, Jean-Jacques
Emmanuel Macron accueilli par Boiko Borissov, le premier ministre bulgare, mercredi, à Sofia, pour le dîner des 28 chefs d'État et de gouvernements européens. / VASSIL DONEV/AFP

Réunis mercredi soir à Sofia, les dirigeants de l'Union européenne ont échafaudé un plan de sauvetage de l'accord dénoncé par les États-Unis. Ils entendent également protéger les intérêts des entreprises de l'UE revenues en Iran.

Correspondant à Bruxelles

Avec Donald Trump, la partie s'allonge, les enchères montent et les Européens ont du mal à trouver leur souffle. Emmanuel Macron, venu à Sofia pour un sommet informel, risque de se retrouver presque seul pour lancer la contre-offensive, faute de partenaires prêts à transformer une indignation partagée en énergie collective.

Après la répudiation du pacte nucléaire avec l'Iran, le déménagement de l'ambassade américaine à Jérusalem et les menaces de guerre commerciale transatlantique, les États-Unis font déborder la coupe sur le Vieux Continent. Donald Tusk, président du Conseil européen, n'est pas homme à mâcher ses mots: «À voir les dernières décisions du président Trump, on pourrait penser qu'avec des amis pareils (l'Europe) n'a pas besoin d'ennemis. À vrai dire, il faudrait le remercier: grâce à lui, nous sommes débarrassés de nos illusions…»

Plan de sauvetage

Virulents, caustiques, définitifs, les mots tranchent, sur un répertoire transatlantique historiquement mesuré. Dans l'ère Trump, on s'invective entre alliés et des deux côtés. L'ancien premier ministre polonais dit tout haut ce que les hôtes du sommet de Sofia pensent tout bas. L'Europe, menacée dans ses intérêts par des sanctions «extraterritoriales» voulues par la Maison-Blanche, fait face à un test de volonté, peut-être à une épreuve de vérité. Reste à répliquer, ensemble…

C'était l'enjeu, mercredi, d'un dîner des 28 chefs d'État et de gouvernement: échafauder un plan de sauvetage de l'accord nucléaire et abriter de la vindicte américaine les entreprises de l'UE revenues en Iran depuis 2016. Mais il y a plus. Le président Macron a rapidement posé l'équation en termes (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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