Nucléaire iranien : pour Ali Khamenei, Joe Biden n'est pas différent de Donald Trump

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Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a accusé samedi le président américain Joe Biden d'avoir les "mêmes" exigences vis-à-vis de Téhéran que son prédécesseur Donald Trump sur la question du nucléaire iranien.

Joe Biden ne séduit pas Téhéran. Le guide suprême iranien Ali Khamenei a accusé le président américain, samedi 28 août, d'avoir les "mêmes" exigences vis-à-vis de Téhéran que son prédécesseur Donald Trump sur la question du nucléaire iranien.

L'ayatollah Khamenei a tenu ces propos alors qu'Occidentaux, Russes et Chinois attendent depuis fin juin un signe de la volonté de Téhéran de reprendre les discussions entamées à Vienne en avril pour tenter de sauver l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015, torpillé en 2018 par Donald Trump.

"Les Américains n'ont vraiment aucune honte"

"Le gouvernement américain actuel n'est en rien différent du précédent parce que ce qu'il exige de l'Iran sur la question nucléaire est, avec des mots différents, la même chose que ce que Trump exigeait", a déclaré Ali Khamenei dans un discours dont des extraits ont été publiés sur son site Internet officiel.

"Sur la question nucléaire, les Américains n'ont vraiment aucune honte : alors même qu'ils se sont retirés (de l'accord de Vienne) au vu de tous, ils parlent désormais et font passer des exigences comme si c'était la République islamique qui s'était retirée" de ce pacte, a-t-il ajouté.

Le numéro un iranien a tenu ces propos lors d'une rencontre avec le nouveau gouvernement iranien du président Ebrahim Raïssi.

Ebrahim Raïssi a succédé début août au modéré Hassan Rohani – principal architecte, côté iranien, de l'accord de 2015 – après avoir remporté l'élection du 18 juin marquée par une abstention record et l'absence de véritables concurrents.

La confiance du peuple est "le plus grand capital" dont dispose un gouvernement, mais elle "a malheureusement été quelque peu endommagée" et "vous devez la restaurer", a déclaré l'ayatollah Khamenei à Ebrahim Raïssi et à ses ministres.

>> À lire aussi : "Iran : de nombreux défis mais peu de marge de manœuvre pour le nouveau président"

Conclu à Vienne, l'accord de 2015 offre à l'Iran un allègement des sanctions occidentales et onusiennes en échange de son engagement à ne jamais se doter de l'arme atomique, et d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous un strict contrôle de l'ONU.

Mais il menace de voler en éclats depuis que Donald Trump en a sorti unilatéralement les États-Unis en 2018 avant de rétablir les sanctions américaines contre l'Iran que l'accord avait permis de lever.

En riposte, l'Iran a progressivement abandonné à partir de l'année suivante la plupart des garde-fous à ses activités nucléaires qu'il avait acceptés dans l'accord.

Joe Biden dit vouloir faire revenir Washington dans le giron de l'accord, et les discussions ouvertes en avril visent à permettre cette réintégration.

La dernière session a eu lieu fin juin avec des représentants du gouvernement iranien sortant de Hassan Rohani.

Avec AFP

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