Le nucléaire pour décarboner la France: pourquoi le pari de Macron est compliqué

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ENVIRONNEMENT - “Pour produire de l’énergie, nous avons une chance: le parc installé de nucléaire”. C’est ce qu’a affirmé Emmanuel Macron ce mardi 12 octobre, en présentant son plan “France 2030″, visant à dessiner pour le pays un avenir réindustrialisé, innovant et plus écolo.

C’est grâce à nos centrales nucléaires que la France est un des pays d’Europe à émettre le moins de CO2 par habitant pour sa production d’électricité, a précisé le président, qui a annoncé investir un milliard d’euros pour fabriquer des petits réacteurs modulaires (SMR) et mieux gérer les déchets radioactifs.

Une proposition qui a évidemment fait bondir les écologistes. “Macron annonce un milliard pour le nucléaire (dont les SMR dont on ne maîtrise pas la technologie), mais 500 millions seulement dans les renouvelables où la France accuse pourtant un retard conséquent”, pointe l’eurodéputée Marie Toussaint. Le candidat EELV à la présidentielle Yannick Jadot a de son côté rappelé sur France Info que nucléaire rime avec déchets et “une énergie de plus en plus chère”, et que ces petits réacteurs sont loin d’être prêts.

Emmanuel Macron, qui n’envisage pas l’avenir écologique sans l’atome, n’a pas tort de rappeler que l’électricité française est une des plus décarbonnées d’Europe, derrière la Norvège et la Suède. Mais en face des partisans du nucléaire, les opposants à cette énergie très centralisée et gloutonne en financements disposent de solides arguments, comme vous pouvez le découvrir dans l’Enver(t) du décor, le podcast environnement du service sciences du HuffPost, à retrouver en haut de l’article.

Dans son plan
Dans son plan

Dans cet épisode publié en mars 2021, nous ne nous concentrons pas, à dessein, sur la question des déchets et de la sûreté pour interroger la réelle efficacité du nucléaire dans le cadre de la transition énergétique, et notamment son couplage avec les énergies renouvelables.

La question est âprement débattue entre pro et anti nucléaire, mais les centrales nucléaires se sont pas aussi flexibles que les centrales thermiques. Ces dernières adaptent leur production en quelques minutes, quand les réacteurs nucléaires sont plus limités dans leur capacité à se plier à la demande. Le réseau français a beau être reconnu pour son adaptabilité, la montée en puissance des renouvelables fait peser un poids que certains experts jugent trop coûteux, trop peu pratique sur les centrales.

Dans cette lutte entre partisans et opposants à l’atome se dessine aussi une vision du futur à l’horizon 2050: si l’on veut limiter le réchauffement en-dessous des 2°C, il faudra décarboner massivement la production d’énergie. Et cela ne suffira pas. Il faudra aussi passer à une logique de sobriété énergétique: une discipline que là encore, les partisans du tout renouvelable jugent incompatible avec les investissements massifs que requiert le nucléaire. Ce n’est semble-t-il pas l’avis d’Emmanuel Macron

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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