NSA : possible taupe arrêtée via Kaspersky

Libération.fr

A quoi pensait Harold Martin lorsqu’il a choisi le pseudo Hal999999999 pour son compte Twitter ? Certainement pas qu’il permettrait de l’identifier, grâce à un site de bondage, et de raconter ainsi un nouveau chapitre de l’un des épisodes les plus invraisemblables de l’affrontement numérique entre puissances. Petit rappel : en août 2016, un mystérieux collectif, baptisé Shadow Brokers, publie sur Internet des outils utilisés par la toute puissante National Security Agency (NSA) américaine. D’autres fuites suivront, notamment en avril 2017 avec la mise en ligne de vulnérabilités de Windows. Celles-ci seront utilisées pour des cyberattaques majeures : WannaCry, commise par la Corée du Nord selon les Etats-Unis, et NotPetya, probablement mise au point par la Russie.

Les Shadow Brokers restent, eux, entourés de mystère. Des officiels américains soupçonnent, sans surprise, le Kremlin d’être à la manœuvre. Deux agents de la NSA ont été arrêtés après la salve d’août 2016. L’un d’eux, Harold T. Martin III, est poursuivi pour «rétention volontaire» d’infos classifiées. Politico a publié de nouvelles révélations, impliquant un familier des affaires de cyberespionnage : Kaspersky, la boîte éditant le logiciel antivirus russe, devenue la bête noire des renseignements américains qui la croient téléguidée par Moscou.

Quel rapport entre Martin et Kaspersky ? Quelques minutes avant la première publication des Shadow Brokers, un chercheur de Kaspersky a reçu, sur Twitter, deux messages sibyllins d’un certain Hal999999999 semblant demander à rencontrer le directeur de l’éditeur d’antivirus. D’autres messages suivront les jours suivants. Puis plus rien. Intrigués, les chercheurs essaient d’en savoir plus. Ils découvrent qu’un certain Hal999999999 est inscrit sur un site BDSM avec une photo, qui s’avérera être celle de Harold Martin, puis qu’il a un compte LinkedIn, sur lequel il dit travailler dans la cybersécurité offensive.

Trouvant le profil et l’approche louches, un chercheur de (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

RDC L’opposant Fayulu revendique la victoire et exige un recomptage des voix
La vie quotidienne en Allemagne sous le nazisme
La justice japonaise charge un peu plus Carlos Ghosn
Crimes des nazis en Grèce : la repentance allemande à peu de frais
Disparition du jazzman Joseph Jarman