Nouvelles violences à Hongkong, Pékin dénonce des actes «quasi terroristes»

Tenré, Steve
/ THOMAS PETER/REUTERS

EN IMAGES - Des forces chinoises se sont rassemblées ce jeudi 15 août dans un stade de Shenzhen, à proximité immédiate du territoire autonome de Hongkong. De nouvelles violences ont éclaté mercredi soir opposant manifestants et forces de police. Paris et Washington s’inquiètent de la situation.

Des forces chinoises, appartenant apparemment à la police militaire, sont rassemblées depuis ce jeudi dans un stade de Shenzhen, la métropole située à moins de 7 km du territoire autonome de Hongkong, a constaté un journaliste de l’AFP. Les hommes en treillis, qui pourraient être plusieurs milliers, sont entourés de camions et de blindés de transport de troupes. La raison de leur présence au stade n’est pas connue.

De nouvelles violences ont éclaté ce mercredi soir à Hongkong, alors que des centaines de manifestants s’étaient rassemblées vers 20h (14h en France) devant un commissariat du quartier de Kowloon, au sud de la métropole. Les forces de l’ordre présentes ont tenté de disperser le mouvement en tirant de nombreux gaz lacrymogènes, alors que les contestataires entonnaient des chants anti-police et visaient le commissariat avec des pointeurs laser.

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Le South China Morning Post rapporte que la police aurait à plusieurs reprises avertit les manifestants, considérant que l’utilisation des pointeurs laser était synonyme d’agression envers les policiers. C’est vers 20h45 (14h45 en France), qu’une escouade anti-émeute serait sortie du commissariat pour repousser les contestataires. Des premiers gaz lacrymogènes auraient été tirés vers 21h45. Un homme a été vu par un médecin volontaire, sans que l’on en sache plus sur son état de santé. Trois hommes, âgés de 26, 27 et 34 ans auraient également été arrêtés pour avoir tiré des feux d’artifice. Six personnes seraient pour l’instant blessées.

D’après les médias chinois, les contestataires anti-gouvernement célébraient la Fête des fantômes, un événement national (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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